10 astuces pour mieux écrire

Si vous trempez vos orteils dans les eaux parfois tumultueuses de l’écriture de fiction pour la première fois, vous pourriez vous sentir un peu intimidé face à la difficulté de raconter une bonne histoire. Rien de plus simple en vérité. Il est certaines règles et lignes directrices à suivre qui peuvent aider à garder son écriture à la fois technique et plaisante (et, pourquoi pas, publiable).

Connaître son public

Les débutants veulent parfois faire appel à la plus large audience possible et ainsi essayer d’écrire pour tout le monde. Le risque est de partir dans toutes les directions et de se retrouver avec un univers confus et une intrigue en désordre. Même les plus grands écrivains ne plaisent pas à tout le monde. Cela n’a rien d’une fatalité, au contraire, il est plus facile de satisfaire un type de lecteur en explorant ses idées. Le récit n’en sera que plus original.

Connaître le genre

Cela va de pair avec la connaissance de son public. Il y a des éléments singuliers que les adeptes de certains genres espèrent trouver quand ils commencent à lire un texte. Bien souvent, les genres peuvent être divisés en sous-genres qui recèlent des personnages et des intrigues très spécifiques. Il est possible d’écrire une histoire mêlant plusieurs genres de succès, mais il ne faut pas rechercher à tout prix l’originalité. La clé est de rester cohérent avec l’univers développé et d’en exposer toutes les facettes.

Préparer son récit

Plus un texte est travaillé en amont, plus l’écriture sera facile et la page blanche un mauvais souvenir. Cela permet de préparer en amont les rebondissements, de conditionner le lecteur et d’équilibrer les différentes parties du récit. Si un chapitrage minutieux peut être rebutant, surtout pour des débutants, une bonne astuce consiste à écrire la fin en première pour écrire le reste de l’histoire après afin de faire converger le récit en un point précis.

Créer des personnages vraisemblables

Le meilleur moyen de façonner des personnages consiste à les rendre archétypaux sans qu’ils soient clichés. Il suffit que chaque particularité ait une incidence sur l’intrigue et participe de l’évolution d’un personnage. Ainsi, quelqu’un étant superstitieux peut donner une histoire intéressante, mais si le personnage dépasse ses craintes, le lecteur s’attachera davantage. L’évolution et la transformation des personnages l’emportent sur l’originalité.

La même logique vaut pour les antagonistes. Pourquoi aimons-nous à haïr le roi Joffrey dans Game of Thrones ? Parce que ses actions proviennent d’émotions que nous sommes également capables de ressentir telles la colère ou l’avidité.

Tout ce qui se passe dans une histoire doit affecter d’une manière ou d’une autre les personnages, bons comme mauvais, puissants comme faibles. Une bonne histoire consiste donc à placer les personnages dans des situations qui les obligent à faire des choix difficiles, des erreurs ou leur permettent d’accéder à des révélations.

Décrire, ne pas expliquer

Les débutants font souvent l’erreur d’expliquer ce qui se passe au lieu de montrer simplement au lecteur l’action en cours. Regarder un film est toujours plus intéressant que d’écouter un ami le raconter.

Voir un personnage se tordre les doits, s’agiter, lancer des regards un peu partout est plus efficace pour traduire l’anxiété d’un personnage que de dire explicitement qu’il est angoissé. Peindre une image mentale dans l’esprit du lecteur rend l’histoire plus prenante et plus agréable.

Faires simple, mais pas simpliste

Pas besoin d’adopter un grand style pour avoir une grande histoire. L’objectif principal pour un auteur est de terminer le son texte, peu importe sa qualité. Le style peut être travaillé une fois le texte terminé, et doit toujours être considéré comme un outil au service de la narration, non comme un joli costume pour les mots. L’efficacité est préférable à la beauté. Avec le temps, tout auteur s’améliore naturellement.

Coller à l’intrigue principale

Les débutants peinent à avancer et s’échappent dans des intrigues secondaires qu’ils trouvent intéressantes. Le problème, c’est qu’à moins d’avoir été prévues, ces trames annexes ne servent pas à faire avancer les personnages de manière concrète. Il faut savoir faire preuve de discipline et se concentrer avec application sur une intrigue principale, et s’il y a nécessité de rajoute des éléments, il est préférable de s’assurer qu’ils enrichissent l’histoire principale et aident le personnage à atteindre son objectif.

Laissez l’univers vivre

Ne pas confondre rythme et vitesse en voulant conclure chaque scène trop vite. Le récit peut parfois prendre son temps et laisser le lecteur explorer l’univers entre deux actions. De plus, des transitions entre les scènes et des enchainements logiques sont parfois plus élégants qu’une structure nette avec une petite chute en fin de chapitre. La fluidité d’un texte compte autant que le suspens pour donner envie au lecteur de continuer.

Maîtriser l’art du conflit

Créer un conflit puissant et développer une intrigue passionnante tout au long de l’histoire est une chose délicate à maîtriser, et peut prendre des années de pratique. Toutefois, la catharsis que le lecteur connaîtra à la résolution vaut la lutte. L’essentiel de l’intérêt pour une histoire repose sur la volonté du lecteur de voir le protagoniste remporter la bataille et atteindre son objectif. Le conflit doit affecter les personnages d’une manière qui les oblige à agir et à se surpasser en conséquence. Une histoire avec un conflit faible qui laisse les caractères exactement comme ils étaient au début ne sera pas satisfaisante et l’histoire ne laissera pas une impression durable.

La meilleure façon d’apprendre à écrire du conflit est en lisant. C’est un élément à garder en tête à la lecture d’un roman ou d’une courte histoire afin de prendre note sur la façon dont l’auteur présente le conflit principal et comment il influe sur les personnages.

Retravailler l’histoire

Écrire, c’est réécrire. La réécriture et la correction sont une partie importante du processus de tout écrivain, bien qu’il y ait beaucoup de débats quant à la meilleure approche. Certains auteurs aiment terminer toute l’histoire avant de commencer toute retouche majeure. Ce n’est que lorsque le travail est terminé qu’il serait possible d’évaluer l’histoire dans son ensemble et de reconnaître ses défauts. D’autres préfèrent réécrire comme ils écrivent, en réajustant continuellement l’histoire de sorte à ne pas faire de trop grand changement après coup.

Le tout est de garder à l’esprit qu’il n’y a pas de vérité, seulement des méthodes avec lesquelles on est le plus à l’aise.

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